Sur la route, le défilement des paysages lui faisait perdre toute notion de réalité et de sa réalité ; instable, fragile depuis qu’ils avaient traversés l’atlantique. Déjà une once de vie, passive, soumise aux événements, étrangère, et le voyage aux horizons vertigineux et aux montagnes mêmes colossales à cent miles à la ronde rendaient d’autant plus douloureuse cette sensation.

On the road, the running of the landscapes made her lose all notions of reality and of her own reality; unsteady, fragile since they have crossed the Atlantic. Already an ounce of life, passive, subjected to the circumstances, like a stranger, and the journey with its vertiginous horizons; its mountains even colossal from a hundred miles around made this sensation much more distressing.

Journal d’une traversée chantante/
Diary of a singing crossing


extrait
Histoires de Folks (I.)